Mme Khadija Mohsen-Finan, qui s'exprimait sur les ondes de la radio suisse romande (RSR), a fait observer que la pseudo-Rasd est née d'un acte d'auto-proclamation, qu'elle est "reconnu par les instances locales", qu'il n'y a pas de reconnaissance au plan international, rappelant que beaucoup de pays sont revenus sur leur reconnaissance de cette entité.
Elle a par ailleurs appelé à tenir compte dans le règlement de ce conflit de "la réalité". "Soit on veut sortir de ce conflit, soit on ne le veut pas.
Je pense qu'au plan politique, c'est le compromis qui pourrait l'emporter", a-t-elle ajouté. Le compromis pourrait, selon elle, donner aux populations "les moyens de gérer au plan local leurs affaires et de mettre en avant leur identité, sous la coupe de l'Etat marocain".
Pour elle, ce sont les Etats-Unis qui pourraient sortir cette question de l'enlisement "parce qu'ils ont peur de cette région et souhaitent la pacifier".
Selon elle, Washington craint que la région devienne "un refuge ou une base arrière pour al Qaida, qui a maintenant une antenne dans le Maghreb".
"Il y a la peur que des éléments de l'ex GSPC, qui sont aujourd'hui Al Qaida pour le Maghreb islamique, fassent alliance avec des éléments du Polisario, qui eux-mêmes pourraient faire alliance avec des Touaregs et à ce moment là, ce n'est plus du tout contrôlable", a-t-elle prévenu.
D'après elle, cette volonté de pacifier la région devrait inciter les Etats-Unis et les Nations unies à soutenir la solution de l'autonomie.
Source : MAP
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