En ce sens, M. Jensen, dont le témoignage était très attendu, a rappelé qu'il a écrit un livre dans lequel il a expliqué l'échec du processus d'identification dans le cadre du plan de règlement et plaidé pour une solution politique négociée.
"Après cinq ans au Sahara (de 1993 à 1998), j'ai délégué ma responsabilité à mon successeur et j'ai rédigé un livre dans lequel j'explique pour quelle raison le processus d'identification ne peut aboutir", a-t-il dit.
M. Peter Van Walsum, "qui m'a succédé, a pris les mêmes orientations que les miennes en soulignant que l'indépendance n'était pas une option réaliste", a ajouté M. Jensen, relevant que les populations du Sahara méritent "un avenir décent et sûr dans une région stratégiquement importante".
"Les membres de la Quatrième Commission savent très bien que le principe d'autodétermination peut être appliqué de différentes façons: il y a d'autres options que l'indépendance", a-t-il martelé.
M. Jensen a, enfin, relevé que "le règlement de la question du Sahara dépend aussi dans une large mesure d'autres pays intéressés et influents".
A cet égard, il a estimé que "l'Algérie a un rôle clé à jouer pour permettre la réconciliation et le développement de toute la région du Maghreb", mettant en garde contre les menaces, notamment, de reprise des hostilités, de déstabilisation et de terrorisme qui guettent la région.
Source : MAP
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